Avoir confiance en soi : inné ou acquis ?

Avoir confiance en soi

Avoir confiance en soiNotre « moi » idéal …

De quoi rêvons-nous ?

D’être grands, beaux, intelligents, riches …

Mais aussi ( à l’exception de quelques misanthropes) surtout d’être aimés de tous et toutes … a minima appréciés … voire respectés … Bref, de donner une image positive de nous …

Et pourtant, mis à part les narcissiques et les fonceurs absolus qui ne se posent aucune question, une grande majorité d’entre nous (plus grande encore chez les femmes) doute de la perception qu’ils envoient.

« Avoir davantage confiance en moi » est la réponse qui revient le plus fréquemment lorsque l’on interroge les uns et les autres sur leurs souhaits d’amélioration.

Parfois, on peut avoir tout à fait confiance en soi dans un certain domaine, parce que l’on a la sensation de le maîtriser (professionnel ou personnel) et perdre totalement cette belle confiance si l’on nous demande quelque chose d’inhabituel … une promotion par exemple ou un nouveau projet à mener à bien – « Est-ce que je vais en être capable ??? » « Est-ce qu’ils se rendent bien compte que je ne suis pas du tout à la hauteur ? » (Syndrome de l’usurpateur que nous connaissons tous à un moment ou à un autre).

S’interroger sur sa capacité à mener un nouveau projet est tout à fait normal et légitime … si cette interrogation nous permet de mettre à plat forces et faiblesses et de chercher comment palier les éventuelles faiblesses … c’est une analyse objective d’une situation avec recherche de solutions.

En revanche, ce que l’on ressent est souvent différent … cela ressemble plus à un gros mal de ventre associé à des suées et des pensées / images extrêmement perturbantes de nous dans des positions tout à fait dégradantes.

Que celui / celle auquel cela n’est jamais arrivé me jette la première pierre !

La confiance en soi varie en fonction des personnalités et dépend des situations. C’est un ressenti qui, selon chacun, fluctue du plus bas des profondeurs au rarement plus haut
en passant par des paliers instables.

Alors, la confiance en soi, innée ou acquise ?

C’est un sujet qui m’a toujours fascinée et dont la réponse est … un peu des deux …

Bon, vous allez dire que je ne mouille pas beaucoup et que c’est un peu facile et pourtant, nous sommes bien le produit à la fois de nos gênes (« inné ») et de notre environnement culturel et éducationnel (« acquis »).

Observons nos amis d’outre-Atlantique (américains et canadiens par exemple) … leur entregent nous fascine et nous irrite à la fois … cette manière de parler fort, de sembler n’avoir jamais peur de rien … de prendre la parole en public et de créer mille entreprises dont 999 se casseront la figure avant que la millième ne soit rachetée à prix d’or par Google ou autre Microsoft … avouez … çà fait envie autant que çà agace (la phrase fonctionne aussi dans l’autre sens) !!!

Ils sont nés comme çà ou ils ont été façonnés par d’autres fonceurs ?

Prenons donc l’empreinte « culturelle et éducationnelle » (l’une étant souvent liée à l’autre) …

Admettons, ma personnalité de base (l’inné) est plutôt réservée … j’ai tendance à être timide, à ne pas trop me mettre en avant … mais ma famille valorise mes paroles, mes actes, me pousse (gentiment), avec chaleur, amour … mes maîtres à l’école font de même … lorsque mes camarades ou moi-même faisons une erreur, on nous montre comment progresser de manière très positive.

Petit à petit, je me rends compte que j’ai le droit d’essayer des choses, que les retours des uns et des autres sont positifs et chaleureux … et que même si cela ne fonctionne pas du premier coup, cela ne me met pas en cause à titre personnel … il n’y a aucun jugement négatif porté sur ma personne.

Je me sens capable d’essayer … et d’accepter de me tromper pour recommencer ;

Cela s’appelle « la confiance en soi »

Imaginons maintenant que je suis cette même personne, a priori réservée … mais dans un contexte familial et éducatif très différent : lorsque j’essaie de prendre la parole avec ma petite voix, personne ne semble m’entendre / m’écouter … ce que je dis n’est pas intéressant (c’est en tout cas comme cela que je le perçois) … Lorsque je fais une erreur, à la maison ou à l’école, on se moque de moi …

Parfois, ce n’est pas de moi que l’on se moque mais de mon frère ou de mon camarade de classe et çà ne me donne pas envie de risquer la même chose … alors je me tais et je n’essaie surtout rien.

Il vaut mieux que je me cantonne à ce que je sais faire, voire que j’en fasse le moins possible pour ne prendre aucun risque.

Nous, adultes, sommes le produit de cet environnement qui nous a façonnés … nous avons pu lutter contre et devenir totalement l’inverse de ce qui était attendu ou au contraire, nous sommes « entrés dans le moule » de cet environnement, qu’il soit stimulant ou pesant.

Prenons conscience que nous portons tous un « sac à dos », parfois lourd, dans lequel sont rangés des « trucs » (attitudes / comportements / croyances) qui en fait, ne nous appartiennent absolument pas mais ont été déposés là par notre environnement lorsque nous étions enfants.

Adultes, nous avons le droit de vider ce sac et de n’en garder que ce qui nous convient …

Je vous propose de revenir sur ce sujet du « sac à dos » et son contenu lors d’un prochain article sur « confiance en soi, inné ou acquis ».